• Non classé

Bon 3ème dimanche de l’Avent dimanche de la joie !

Toutes les semaines, nous vous proposons de lire les textes du dimanche et de les méditer à  la lumière du commentaire d’évangile qui suit. A la fin de cet article, retrouvez également tous les horaires des messes de la nuit et du jour de Noöl qui se tiendront dans les secteur d’Esbly, Quincy et Crécy. Bon cheminement vers Noöl.

LECTURE du livre du prophète Isaïe (61, 1-2a.10-11)
« Je tressaille de joie dans le Seigneur »
L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtu des vêtements du salut, il m’a couvert du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux. Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.

Psaume
Refrain: Mon âme exulte en mon Dieu.
Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse. R

Le Puissant fit pour moi des merveilles;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent. R

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour. R

LECTURE de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (5, 16-24)
« Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur »
Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. N’éteignez pas l’Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais discernez la valeur de toute chose : ce qui est bien, gardez-le ; éloignez-vous de toute espèce de mal.Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers ; que votre esprit, votre âme et votre corps, soient tout entiers gardés sans reproche pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. Il est fidèle, Celui qui vous appelle : tout cela, il le fera.

EVANGILE SELON ST Jean (1, 6-8.19-28)
« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas »
Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Elie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Homélie du 3ème dimanche l’Avent du 12/12/2020, Année B
Chers frères et soeurs aimés de Dieu
Ce troisième dimanche de l’Avent est celui de Gaudété, de la joie. Nous célébrons la joie de nous approcher peu à peu de la naissance du sauveur, lui qui apporte l’espérance du bonheur. Les textes écoutés donnent la mesure de cette joie. Isaïe annonce un printemps social au peuple, malgré l’épreuve qu’il traverse après son retour de l’exil. Saint Paul, invite chacun de nous à travers les Thessaloniciens, à être toujours dans la joie. La joie et la paix qui inondent les coeurs servent à être lucide, pour être sans reproche à la venue de Jésus. Comme Jean-Baptiste qui s’efface devant celui qu’il annonce, nous devons être des vrais témoins.
Pour entrer dans l’évangile, relisons les deux premiers versets de la 1ère lecture. C’est déjà l’annonce de la Bonne Nouvelle. Isaïe annonçait là déjà, le mystère de l’Incarnation avec la venue du Christ. C’est ce qui est révélé au début du ministère public de Jésus, lorsque Jean le baptise, l’Esprit Saint descend sur lui. La Bonne Nouvelle ici, c’est la vie du Christ qui proclame une année de bienfait accordée par le Seigneur. La volonté de Dieu pour l’homme c’est le bonheur de celui-ci. L’année ici, c’est la durée de la vie « oui, 1000 ans, à tes yeux, sont comme hier, un jour qui s’en va, comme une heure de la nuit » Ps 89, 4. Et l’année de Bienfait c’est ce bonheur que Dieu nous a promis depuis toujours Dt 30, 9. Ce bonheur pour le baptisé, c’est de revêtir le Christ : « Oui, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous revêtez le Christ » Gal. 3, 27. Le Christ est cette Bonne Nouvelle dont témoigne Jean témoigne dans l’évangile. Cet évangile c’est le prologue de saint Jean ; il met en exergue Jean-Baptiste. Les questions qui lui sont posées montrent qu’on attendait éminemment le Messie, et fort de sa réputation, on croyait que c’était lui. Certains s’appuyaient sur les derniers versets de Malachie : « Voici que je vais vous envoyez Elie, le prophète avant que vienne le jour du seigneur, jour grand et redoutable. Il ramènera le coeur des pères vers leurs fils, celui des fils vers leurs pères pour que je ne vienne pas frapper la terre d’interdit » Mal. 3, 23/24. Il y avait aussi la promesse de Dieu à Moïse dans le deutéronome, de faire lever dans le peuple un prophète comme lui, considérée comme une annonce messianique. Ces annonces s’appliquaient-elle à Jean-Baptiste ?
Aux questions qui lui sont posées, il répond par la négative. Il n’est ni l’autre. Qui est-il donc vraiment ? En citant Isaïe, il se présente comme la « voix… qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur. » Lorsqu’Isaïe prononçait ces paroles, c’était pour annoncer la libération du peuple de Dieu en exil à Babylone ; Dieu lui-même venait prendre la tête, pour le ramener en Israël. Jean à son tour prononce ces paroles, c’est pour annoncer le Messie qui est proche, qui est déjà là. Il est le témoin qui annonce Jésus en vérité ; et saint Augustin dira de lui : « Jean illuminé, annonce celui qui illumine … qui baigne dans la clarté. » Lorsqu’il dit « redressez le chemin du Seigneur », il nous appelle ainsi à la conversion, afin de sortir du sommeil comme Jacob pour reconna ître Dieu qui est là : « En vérité, le Seigneur est en ce lieu ! Et moi je ne savais pas. » On doit avoir la foi, pour accueillir Jésus qui vient. A l’interrogation sur baptême, Jean annonce que celui qui vient, baptisera dans l’Esprit Saint. C’est-à-dire qu’il introduira l’homme en Dieu. C’est sur la base de la foi que Jean annonçait Jésus, et c’est le lendemain qu’il le rencontre lorsque Jésus vient à lui pour se faire baptiser. Et Jean de dire « je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau, c’est lui qui m’a dit : « celui sur lequel tu verras l’Esprit descendre et demeurer sur lui, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint » » Jn 1, 33. Cette mission Jean-Baptiste la tenait de Dieu, et son père l’avait annoncé à sa naissance « Et toi, petit enfant tu seras appelé prophète du Très Haut, car tu marcheras par devant sous le regard du Seigneur, pour préparer ses routes,… » Lc 1, 76. Cet évangile se termine en évoquant Béthanie (maison du pauvre). La vie publique de Jésus se passera avec les pauvres, et se terminera dans la maison du pauvre, six jours avant la Pâques.
Que peut-on retenir aujourd’hui pour vivre foi ? Il y a d’une part l’humilité à l’exemple de Jean Baptiste qui s’efface, après l’annonce du Christ. En refusant de prendre la place du Ma ître, il en sort grandi. St Ambroise dira de lui : « Comme il ne veut pas s’attribuer le nom du Christ, il devient par là même un membre du Christ, s’attachant à reconna ître humblement sa faiblesse, il mérite alors en toute justice, d’être élevé au rang de son Seigneur. » Jésus le reconna îtra comme le plus grand des enfants des hommes Mt 11, 11. Ensuite La foi : Jean Baptiste a la foi et annonce Jésus sans l’avoir vu. C’est cela croire. Enfin, la joie du salut à transmettre par notre vie pour amener d’autres à découvrir le Christ. Que Dieu nous ouvre à cette grâce Amen.

Vous aimerez aussi...